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5 principes fondamentaux

Les propositions mises de l’avant ont fait l’objet d’une réflexion approfondie à la suite de plusieurs consultations. Pour nous engager dans cette démarche, nous avons d’abord identifié les principes fondamentaux qui devaient nous guider. Pour nous, c’était nécessaire d’identifier les assises autour desquelles l’ensemble des Québécoises et Québécois, de toutes les origines, peut aisément s’unir et se rallier.

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Le premier principe fondamental est le droit inaliénable de travailler en français.

Nous avons la responsabilité historique, envers les Québécoises et Québécois, de toujours veiller à ce que le plein éventail des possibilités en matière professionnelle leur soit rendu accessible en français. Certes, la maîtrise de plusieurs langues ajoute à notre richesse collective, mais elle ne devrait être requise que dans des situations circonscrites et justifiées. Les récents rapports de l’Office québécois de la langue française (OQLF) sur les exigences linguistiques des entreprises sur le marché du travail nous rappellent notre devoir de vigilance afin d’éviter que l’exception ne devienne tranquillement la règle.

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Le deuxième principe est celui de la responsabilité partagée de tous les Québécois de veiller à la vitalité du français au Québec.

Une collectivité est composée d’individus et une langue vit par ses locuteurs. Notre responsabilité collective quant à la situation du français au Québec doit aussi s’ancrer dans nos actions individuelles. Le gouvernement du Québec a la responsabilité de veiller à l’épanouissement de la langue française en fournissant aux Québécoises et Québécois tous les outils nécessaires pour la maîtriser, la faire rayonner et lui assurer une place centrale dans notre vie collective.

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La qualité de notre langue, autant parlée qu’écrite, est le troisième principe qui ne saurait souffrir d’aucune économie.

Nous devons collectivement investir dans notre maîtrise du français. Nous baignons dans un monde où l’anglais prend beaucoup d’espace dans plusieurs sphères de notre quotidien, notamment par la multiplication des nouvelles technologies. Il est primordial de veiller à ce que notre vocabulaire collectif s’enrichisse d’équivalents français aux nouvelles réalités qui émergent et de cultiver la fierté et l’apprentissage d’une langue bien parlée et bien écrite.

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Le quatrième principe est celui du partenariat avec les communautés d’expression anglaise.

Nous devons travailler main dans la main, non pas en confrontation. Les communautés d’expression anglaise ont des droits qu’il faut protéger. L’accès à des services publics en anglais pour ces citoyens québécois ne saurait être une menace à la situation du français au Québec. En effet, le Québec compte des communautés d’expression anglaise dont les racines sont profondes, et qui contribuent à notre prospérité collective. Leur attachement à cette terre du Québec ne saurait être remis en doute, tout comme la pertinence de leur présence. Ils sont Québécois à part entière et sont empreints de la même fierté collective que partagent tous ceux qui appellent le Québec, leur maison.

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Le cinquième principe réside dans le libre choix pour les étudiantes et étudiants de leur établissement d’enseignement supérieur.

La fréquentation par les allophones des cégeps francophones n’a cessé d’augmenter à travers les années, passant de 25,1 % en 1985 à 57,9 % en 2015. Bien que les établissements collégiaux francophones demeurent très attractifs, par la qualité de leurs programmes et de leurs enseignements, les établissements anglophones le sont tout autant, notamment pour les programmes préuniversitaires. Nous devons préserver l’équilibre entre l’accessibilité pour la communauté anglophone à ses institutions, et la possibilité pour les francophones de fréquenter l’établissement de leur choix, dans le respect des exigences d’admission aux programmes convoités.

Ces cinq principes guident les propositions libérales en matière de langue.

Ils sont essentiels pour le ralliement de notre société autour de la cause fondamentale qu’est la préservation et la promotion de notre langue française. Ensemble, agissons pour le français afin de léguer aux générations futures une société battant au rythme d’une langue française forte et vigoureuse, aux accents bien de chez nous.