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Thème :

Montréal et la langue française

Depuis plusieurs mois, la vitalité de la langue française à Montréal fait les manchettes, principalement quant à la langue d’accueil et à la langue de service. Les statistiques le démontrent : c’est à Montréal que la langue française est le plus considérablement mise à mal. Une étude de l’OQLF révèle que près du quart de la population utilise principalement l’anglais dans l’espace public et que la langue d’accueil en français dans les commerces est passé de 84,2 % en 2010 à 74,6 % en 2017.

La Ville de Montréal a d’ailleurs lancé son tout premier Plan en matière de la valorisation de la langue française afin de répondre en partie à cette problématique et d’accentuer les efforts de francisation. Un large consensus se dessine au sein des milieux économique, social et politique pour agir. Tous s’entendent sur la nécessité de travailler en collaboration avec les partenaires socioéconomiques afin de généraliser la présence et l’utilisation du français, en particulier dans le centre-ville commercial et touristique de Montréal, et de soutenir plus efficacement les efforts de francisation.

Nous proposons donc :

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D’assurer la vitalité du français, en redonnant au centre-ville commercial et touristique de Montréal sa force, son image et son accent francophone, notamment en soutenant des mesures spécifiques d’accueil et de services en français;

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De créer une équipe dévouée à la promotion, au soutien et à la francisation des commerces du centre-ville de Montréal, en collaboration avec la ville et le milieu des affaires;

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De soutenir et d’inciter davantage d’initiatives comme les programmes J’apprends le français et Le français, ça compte! Réussir le virage numérique de ma petite entreprise en partenariat avec la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, qui visent le soutien et l’apprentissage du français dans les petites entreprises.

 

En déployant des efforts de cette nature, nous croyons que nous pourrons changer l’image du centre-ville, tout en soutenant le dynamisme économique de notre métropole.

De plus, Montréal étant reconnue mondialement comme l’une des meilleures villes étudiantes au monde, elle attire énormément d’étudiantes et d’étudiants qui proviennent de partout sur la planète. Ce bassin d’étudiants internationaux représente une occasion unique pour le Québec de se positionner comme terre d’accueil en français, mais aussi de pourvoir à nos besoins importants de main-d’œuvre. Cependant, si l’on espère augmenter la rétention de ces étudiants à la fin de leurs études, il faut leur permettre de maîtriser le français et de travailler en français. Présentement, les étudiants qui souhaitent approfondir leur connaissance de la langue française doivent eux-mêmes suivre des cours à leurs frais sur le campus qu’ils fréquentent ou encore suivre des cours moins adaptés à leur situation pédagogique ou géographique.

Nous proposons donc de :

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Déployer, sur tous les campus universitaires de Montréal, des antennes du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration. Avec un service gratuit, disponible directement sur le lieu d’études, nous favoriserons les efforts de francisation, d’intégration et de connaissance socioculturelle du Québec des étudiants internationaux.

Les propositions mises de l’avant ont fait l’objet d’une réflexion approfondie à la suite de plusieurs consultations.

Pour nous engager dans cette démarche, nous avons d’abord identifié les principes fondamentaux qui devaient nous guider. Pour nous, c’était nécessaire d’identifier les assises autour desquelles l’ensemble des Québécoises et Québécois, de toutes les origines, peut aisément s’unir et se rallier.